Timothée est né, sans vie, le 25 mai 2007 à 37 semaines de grossesse.
Telle une porte ouverte sur mon âme meurtrie, vous y trouverez les mots que j'adresse à mon fils.
N'hésitez pas à laisser vos commentaires. Ils m'aideront à cheminer.
lundi 26 mai 2008
Hier, il y a eu un an...
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vendredi 9 novembre 2007
Laisser ma souffrance prendre sa place.
Mon p'tit gars, mon fils,
Ta mort me fait souffrir. Ce n'est évidemment un secret pour personne. Souvent je me demande que faire de cette souffrance ?
Refuser ta mort m’a permis de lui dessiner des contours…C’était le seul moyen dont je disposais pour la reconnaître.
Pourtant, dans un même mouvement, les choses se colorent autrement. Ta mort a renouvelé mon regard, m’a rendue plus humaine, m’a remise à ma place d’étoile qui cherche sa galaxie….
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samedi 6 octobre 2007
Merci pour ce doux murmure
"Les anges, c’est cette meilleure part de nous qui s’exprime à travers chaque acte de notre quotidien. (…) Nos anges sont là pour nous guider et nous permettre d’aller plus loin, toujours plus loin que là où nous pensions aller. Ils nous font accéder à plus de lucidité, à plus de joie, à plus de liberté. Ils nous ouvrent à la lumière et à la beauté de l’univers, afin que nous mettions en lumière notre propre beauté.
Catherine Bensaïd, extrait du livre La musique des Anges.
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La boucle est bouclée
Le 06 octobre 2006….Je me souviens, c’était un vendredi.
Le surlendemain, au petit matin, en boule dans mon lit, je pleure. Ce sont des larmes de rage, d’envie, de désespoir. Pourquoi eux et pas nous ? Pourquoi je n’ai pas le droit d’être maman, comme des milliers d’autres femmes sur cette terre ? Ton père n’a pas de réponse. En guise de réconfort, il me serre dans ses bras. Nous nous aimerons très fort ce matin là….
Ce matin du 06 octobre 2006, tu t'es logé dans mon ventre, tu as fait de nous des parents….
Un an plus tard, jour pour jour, telle une ironie du sort, c’est la fête des anges ! Je ne sais quoi penser de cette coïncidence de calendrier.
Voici le petit mot qui accompagnera ton ballon :
Un ballon, Une bulle, Une pensée…
Un ballon comme le ventre de ta maman, il n’y a pas si longtemps de ça
Un ballon comme celui avec lequel tu aurais joué avec ton papa
Ce sera là-haut que tu t’en serviras
Un ballon,
Une bulle, comme celle de chagrin qui nous sert la gorge quand nous pensons à toi.
Un ballon, une bulle,
Une pensée d’amour qui ne nous quitte pas.
Ton papa et ta maman qui t’aiment.
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mardi 25 septembre 2007
Quatre mois....
Quatre mois que la terre s'est ouverte sous nos pieds...
Quatre mois qu'une météorite nous est tombée sur la tête....
Quatre mois que nous essayons de vivre sans toi....
Quatre mois que nous te pleurons....
Quatre mois...
C'est si peu dans une vie...
Quatre mois sans son enfant,
Pour nous tes parents, c'est une éternité…
Reçois tout notre amour, petit soleil,
Papa et Maman
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samedi 25 août 2007
Coup de tonnerre dans un ciel serein
Il y a trois mois, à cette heure précise, ton père et moi discutions tendrement de notre petit bonhomme sur un banc au fond du parc de la maternité. Il faisait chaud, moite. La journée avait été longue. J’avais accouché. Tu étais sorti de mon ventre. Malgré l’énorme tristesse qui nous habitait, nous étions étrangement soulagés. La nuit était belle. Sans s’annoncer, le vent s’est très vite levé. De majestueux arbres devant nous se sont mis à danser au rythme des bourrasques. Les grondements se faisaient entendre au loin. L’orage approchait à pas de géants. Je n’aime pas l’orage. J’en ai peur. Pourtant, il ne me plaisait pas de bouger, de rentrer m' abriter. Nous avions besoin d’être au contact de la nature, loin des chambres de l’hôpital, loin de tout. Et puis...que pouvait il nous arriver ? Qu’y avait il de pire que ce nous venions de vivre? Tandis que la nature commençait à se déchaîner tout autour de nous, les mots furent inutiles. C’était limpide. Ce n'était pas un caprice météorologique ! C’était toi qui te manifestais ! Un orage apocalyptique….à la mesure de ce que tu as pu bouleverser nos vies.
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vendredi 24 août 2007
Mon premier....
Bonjour petit bouchon.
Je t'aime petite étoile.
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jeudi 2 août 2007
Bon voyage Timothée
Mon petit cœur,
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jeudi 26 juillet 2007
Oh maman si le ciel pouvait t’entendre !
Enorme cafard ce matin. Ta grand-mère (ma maman) m’a envoyé un petit mot hier soir très tard. Elle était très triste. Deux mois déjà …me rappelait-elle. Elle aussi pleure ton départ. Elle aussi regrette de ne pas pouvoir te dorloter, te pouponner, m’aider à t’éveiller à la vie. S’ajoute à cette inconsolable tristesse la peur pour ma santé. Peur d’une mère pour son enfant. Sentiment que je ne ressentirai jamais pour toi mon tout petit.
(…)
« Je viens de recevoir le résultat de l’anatomopathologie de votre placenta. On retiendra essentiellement la présence d’une hémorragie de la paroi des deux artères ombilicales avec deux infarctus multiples récents au niveau du placenta. Je pense donc qu’il faudra retrouver, au niveau de ces phénomènes d’hémostase perturbée, l’origine de l’événement que vous avez vécu. Comme je vous l’avais dit il y aura lieu lors d’une prochaine grossesse, de vous placer dès le départ sous aspirine junior ou cardio-aspirine pour éviter que des phénomènes de thrombose ne surviennent à nouveau. » …Voilà les explications médicales de ton départ et les recommandations pour la prochaine grossesse.
Des mots qui effrayent ta grand-mère….qui ravivent trop de mauvais souvenirs : l’angine de poitrine de ton grand père en 2001, son infarctus en 2004 (parce qu’il n’avait pas pris ses médicaments). Sans parler de ton arrière grand père qui en est mort à 54 ans à peine. Méchantes prédispositions familiales qui compromettent ma santé.
Ta grand-mère me supplie de ne pas mettre une seconde grossesse en route sans avoir fait d’examens complémentaires. Elle ne veut pas de Timothée bis….Elle garde toutefois confiance en la vie, est persuadée qu’un petit bout sera un jour dans nos bras.
Oh maman si le ciel pouvait t’entendre !
La foi en la vie me lâche ces derniers jours. De terribles émotions me traversent, aussi morbides les unes que les autres.
Je t’aime maman.
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mercredi 25 juillet 2007
Deux mois....
Petit bouchon,
Deux mois….voici deux mois que tu es sorti de mon ventre. Le soleil est au rendez-vous comme ce vendredi 25 mai où j’ai accouché.
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dimanche 15 juillet 2007
La vie ne s'attarde pas avec l'hier
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de
Ils viennent par vous mais non de vous.
Et même s’ils sont avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
A vous de leur offrir votre amour, non vos idées,
Car ils ont, eux, leur propres idées.
Il vous revient de donner refuge à leurs corps, non à leurs âmes.
Car leurs âmes habitent le séjour de l’avenir que vous ne sauriez visiter même en rêve.
A vous de faire l’effort de leur ressembler, mais n’essayez pas de les rendre semblables à vous.
Car la vie ne revient pas en arrière.
Et ne s’attarde pas avec l’hier.
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mercredi 11 juillet 2007
Des larmes en guise de mots
Mon tout petit,
Tu me manques petit bouchon.
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lundi 9 juillet 2007
Hasards et coïncidences de la vie...
Mon cœur,
Elle m’a téléphoné ce fameux mercredi 04 juillet. Nous avons parlé du travail, de comment ton papa et moi vivions ton départ. Malgré notre longue conversation, elle voulait qu’on se voie le lendemain avant qu’elle ne parte en vacances. J’ai décliné l’invitation car j’avais autre chose de prévu. Je n’ai pas pensé lui demander comment elle allait. Maintenant, c’est plus clair :
Je sens ce mélange amer de joie, de tristesse, de nostalgie, d’envie qui monte en moi.
Moi qui espérais que le travail m’aiderait à me changer un peu les idées.
Ce ne sera pas facile de la voir s’arrondir jour après jour devant moi.
Je n’ose pas trop y penser.
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vendredi 6 juillet 2007
Tout est possible
J'aime ce texte.
TOUT EST POSSIBLE
Quand tout te semble irréel. Et, qu'une chape lourde comme le plomb recouvre ta tête et tes épaules pesamment. Quand tu veux t'étendre en pensant ne jamais plus te relever car toutes tes forces se sont liquéfiées. Quand les larmes ne coulent même plus car elles sont endiguées sur le bord de tes paupières et qu'elles stagnent dans la mare de ta désespérance... Oui, quand ta nuit est opaque et que la peur t'étreint le coeur... C'est alors, que ta seule issue est de t'abandonner à quelqu'un ou à quelque chose de plus fort que toi. Tu ne sais pas dire Son nom car tu es comme un pantin désarticulé mais le seul fait d'élever ta pensée est déjà une prière en soi qui prend des allures d'arc-en-ciel!
Oui, tout est possible tant que tu ne te replies pas sur ta peine envahissante tel le foetus en mal de grandir dans l'habitacle de chair devenue trop petite pour lui. Oui, tout est possible si tu attends patiemment comme la chenille de devenir papillon et de déplier tes ailes fripées pour ensuite prendre ton envol. Car, il n'y a pas loin entre ce qui paraît "être" et la vraie réalité! Oui, les apparences sont parfois bien trompeuses...
Tout est possible si tu te donnes du temps. Du temps pour te ressaisir, du temps pour grandir même si c'est petit à petit et que les minutes te semblent des heures! Ce temps ne se mesure pas... Ce temps ne se soupèse pas. Il peut durer le temps d'un orage violent comme il peut se faire brouillard envahissant et pesant... L'important c'est de croire que le soleil va revenir te réchauffer et te faire voir les belles couleurs du paysage de ta vie! Un soleil t'invitant à sortir de ton ombre pour à nouveau marcher dans la lumière!
Tout est possible quand tu comprendras vraiment qu'il y a un monde que tu ne peux saisir. Un monde qui est là mais qui ne t'es pas encore accessible. Un monde où celui ou celle que tu côtoyais est déjà en train de goûter avec plénitude! Tout est possible si tu te donnes la chance d'aller au fond de ton âme pour la sonder et lui donner la chance de s'apprivoiser à ce grand vide qui saura bien se combler matin après matin. L'oiseau reviendra te ravir et la lune brillera à nouveau sur ta vie qui te semble mystérieuse comme la nuit!
Tout est possible si tu fais tomber les barrières qui te limitent et si tu sais contourner le fossé de tes peurs ancrées. Les illusions sont des barrières qui ne demandent qu'à être repoussées les unes après les autres. Tout est possible si tu fais comme si tu tenais une orange dans tes mains. Une orange dont tu dois prendre le temps d'enlever la pelure pour en déguster le fruit-soleil et t'abreuver de son jus!
Mourir à ce qui était. Mourir à ce qui ne sera plus. Mourir pour mieux ressusciter! Recommencer à respirer sans suffoquer. Dormir enfin d'un sommeil plus léger. Avoir faim et avoir soif sont des actions qui reprendront leur rythme mais il ne faut rien bousculer car il y a un temps pour chaque chose et une réconciliation avec la vie ne se fait pas du jour au lendemain!
Donne-toi le temps de dire ta peine, de la crier, de l'écrire, de la sangloter. Peu importe la manière dont tu t'y prendras mais fais-le car elle se retournera vers toi... Ne te retiens pas car plus vite elle sortira et plus vite tu grandiras et te libèreras!
Donne-toi du temps pour te reconquérir. Regarde en avant et prends à pleines mains l'héritage qu'on t'a laissé en partant. Donne-toi l'opportunité de faire la découverte de ce que contient ce coffret si précieux qui n'appartient qu'à toi maintenant. Tu y trouveras un fou rire, un baiser passionné, un mot blessant, une grimace, une poignée de main chaleureuse ou une caresse d'une menotte d'enfant... de doux souvenirs mais parfois aussi des larmes bijoux!
Oui! Tout est possible si tu sais t'étreindre et bercer l'enfant blessé en toi. Écoute sa chanson et lève tes yeux vers les nuages car tu y verras passer la colombe qui saura te laisser son message de paix intérieure par-delà tout ce que l'on peut dire ou te faire accroire... Tout est possible si tu restes à l'écoute de l'impalpable et du mystère de ce départ!
Ne dit-on pas que l'Essentiel est invisible pour les yeux? Moi, je te dis que rien ne se perd et que tout se crée. La vie est une rose que tu as à apprivoiser et tu es responsable de la façon de la saisir et de la humer... C'est mon ange qui me l'a dit! Bientôt ce sera le tien qui te dira son secret car TOUT EST POSSIBLE!
Jovette Mimeault
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Ce phare au loin...
Mon petit cœur,
Souvent je me suis perçue comme un bateau à la dérive, sans destination particulière. Perdu dans les brumes. Notre rencontre a dissipé ces brumes et tu m’as permis d’apercevoir au loin cette lueur. Ce phare ! Même si la frustration de ne pas t’avoir à mes cotés physiquement m’envahit souvent et me fait pleurer, rager, j’aperçois au loin cette lumière.
Merci de me faire découvrir ce nouveau chemin, celui de la rencontre avec moi-même.
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mercredi 27 juin 2007
Mon désir de toi
Encore cette maudite tristesse ce matin. Ca dégouline, ça m’envahit, ça m’assomme. Pour démarrer la journée on a vu mieux comme petit déjeuner !
As-tu choisi de partir si tôt pour m’aider à grandir ?
Ca fait mal de grandir.
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vendredi 22 juin 2007
J'ai peur....
Maman est envahie par la peur ce matin.
Peur de sombrer dans la folie, la dépression, la douleur insurmontable.
Peur pour ma santé, celle de ton père.
Peur de ne plus pouvoir avoir d’enfant, de devoir faire ce deuil là aussi.
Peur de ne pas avoir la force, les ressources pour vivre avec cette blessure profonde.
Peur d’être enfermée à jamais dans la tristesse.
Peur de perdre ton père.
J’entends que certaines mamanges n’ont plus peur de la mort. Moi j’en ai terriblement peur. J’ai peur de mourir avec des regrets, ceux de ne pas avoir vécu, profité de ma vie.
Je ne sais pas si je peux te demander de m’aider.
C’était à moi de te rassurer, de te réconforter et me voilà, à te demander de le faire avec moi.
C’est le monde à l’envers.
Est-ce que le pire m’attend ? Est-ce que cet élan de vie que je ressens n’est qu’une réaction de survie pour supporter le choc et qu’il va s’estomper au fil du temps ? La souffrance va-t-elle me rattraper, m’engluer ? Est-ce que je me voile la face ? Suis-je trop optimiste ? Dois je rester sur mes gardes ? Je ne sais qu’en penser.
Là aussi il me faut lâcher prise, me faire confiance.
Je doute, j’hésite.
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mercredi 20 juin 2007
Petit bout de né....
Tu aurais dû naître aujourd’hui (selon le document du gynécologue).
Tu n’es plus dans mon ventre depuis presque un mois.
Longtemps j’ai insisté pour que ton père prenne ma bedaine en photo.
Pour le taquiner, je lui disais que s’il traînait trop, ce serait trop tard, j’aurais accouché.
Deux semaines plus tard, tu sortais le bout de ton nez hors de mon ventre.
Petit bout de nez tout froid est sorti.
Ils me percevaient épanouie.
Je l’étais.
J’ai envie de passer une belle journée avec lui en ton honneur.
Tu me manques.
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dimanche 17 juin 2007
Il y aura un avant et un après Timothée
Déjà / seulement ( ?) le 17 juin…
J’ai perdu complètement la notion du temps. Il s’est comme arrêté la semaine du 21 mai.
Pendant ma grossesse, je décomptais les semaines avant ton arrivée. Plus que 8 semaines, 6, 3…Maintenant, le calcul est inversé. Une semaine, 2, 3, se sont écoulées depuis que tu nous as quitté physiquement.
Cette semaine où nous aurions annoncé ta naissance, où nous aurions répondu nonchalamment, machinalement, que le bébé et la maman se portaient bien.
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Cécile
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mardi 12 juin 2007
Cet immense vide...
Je me sens vide mon cœur, ce matin. Je suis envahie par ce vide immense, celui de ton absence. Faible aussi. Si faible, si fragile. En miettes.
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