Encore cette maudite tristesse ce matin. Ca dégouline, ça m’envahit, ça m’assomme. Pour démarrer la journée on a vu mieux comme petit déjeuner !
Leitmotiv de ce début de journée : « Je ne comprends pas ». Je ne veux pas comprendre ! Je ne veux pas prendre avec moi (com-prendre) cette souffrance. Et pourtant je n’ai pas le choix. Personne ne peut le faire à ma place.
Tristesse ou frustration ?
Je déteste être frustrée. Il parait que la frustration naît d’un désir non assouvi. J’en étais bien consciente. Tellement consciente que j’en étais devenue frileuse : Ne surtout pas trop désirer ….Sinon….Attention ! « Madame Frustration » et son cortège de souffrances risquent de poindre le bout de leur nez.
Qu’est ce que je désirais au travers de toi mon amour ?
Interroger le manque généré par ton absence physique définitive m’aidera t il à répondre à cette question ? La réponse est dans la question, certains diront.
Début de réponse. En vrac : Concrétiser cet amour que je ressens pour ton père. Partager un projet commun avec lui. Etre une femme. Aimer d’un amour inconditionnel. Prendre soin. Apprendre. Découvrir. Etre fière. Etre responsable…Vivre ?
Tous ces désirs sont ils impossibles sans toi ? Non je ne le pense pas. Etait ce trop lourd pour toi de répondre à tous ces besoins, toutes ces attentes ? Peut-être…
As-tu choisi de partir si tôt pour m’aider à assumer mes désirs ?
As-tu choisi de partir si tôt pour m’aider à grandir ?
Ca fait mal de grandir.